Travaux de la classe référente Eiffel

Lundi 13 septembre

Nous sommes allés, à 3 classes, à la combe Persil pour repérer un endroit de la taille d’un terrain de football, où l’on pourrait observer la faune, la flore et les constructions humaines.

Nous avons choisi un emplacement où il y a une cadole, une prairie, des chemins, un bois et une clairière.

Séance 1 – Vendredi 17 septembre, matin

Odile de Latitude21 est venue dans notre classe, elle nous a expliqué le dispositif des ATE : ce sera un lieu où on étudiera la biodiversité, et aussile relief, le patrimoine culturel et historique etc. Nous avons échangé sur cette notion de biodiversité. Nous lui avons raconté que nous avons fait un repérage avec notre maîtresse et les classes satellites le 13 septembre.

A la combe Persil, nous avons délimité la zone d’étude qui intégrera la cadole, la prairie, le chemin principal, un bois et une clairière.

Dans la prairie, nous nous sommes assis tous isolés et avons perçu avec les 5 sens notre environnement. Nous avons rempli le tableau « mes premières impressions du site »

Puis nous avons dessiné le paysage boisé à l’entrée de notre ATE

En repartant, le long du chemin, nous nous sommes arrêtés pour observer les fleurs (luzerne, trèfle…), une fourmilière et la « grotte ».

Nous appellerons notre ATE « l’Aire Eiffel ».

Travail effectué en classe entre la séance 1 et la séance 2 : géographie : lecture de cartes

Nous avons comparé les cartes fournies par Odile : c’est une activité très motivante.

Points communs aux 3 cartes :

Ce sont des vues aériennes. (issues du site Géoportail)

Elles représentent la Combe Persil.

Elles ont des couleurs et sont sur un format A4.

Différences entre les cartes :

Deux sont des photos satellites.

Une est un plan dessiné.

Deux ont la même échelle : une photo satellite et le plan dessiné. (3,2 cm = 200 m sur le terrain )

Une photo a une échelle plus petite. (3,2 cm =100 m sur le terrain)

100 m = 10 000 cm : on dit que l’échelle est 3,2/10 000 (au dix millième)

Les couleurs des photos satellites nous aident à nous repérer.

Nous interprétons les codes du plan qui n’est pas légendé.

Notre lecture de carte :

Nous avons repéré l’entrée de la combe Persil, le grand chemin qui la traverse dans la longueur, des rues, des bâtiments identifiables connus (lycée des Marcs d’Or), le fort de la Motte Giron, l’institut des Ecayennes, notre école et l’esplanade des Marcs d’Or.

Des enfants ont pu situer leur maison et le chemin pour aller à l’école. Certains ont vu que les photos étaient anciennes car elles ne correspondent plus à la réalité actuelle de leur maison.

Les piscines se repèrent bien.

Dans la combe nous avons repéré les zones boisées à l’aide de la couleur vert foncé, le chemin en zig-zag gris qui monte et les zones sans arbres avec la prairie.

Nous ne voyons pas la cadole de notre aire.

Finalement nous avons cherché l’emplacement de l’aire Eiffel que nous avons tracée sur une pochette plastique transparente par-dessus.

Avec l’échelle on se rend compte qu’elle mesure environ 100 mètres de long. En largeur elle est plus étroite : 50 m environ. C’est plutôt un rectangle. Certains ont pu corriger leur tracé en fonction de l’échelle : 3,2 cm de long et 1,7 cm de large.

Nous calculerons le périmètre approximatif plus tard quand nous saurons le faire en mathématiques.

Nous parlerons de la latitude et de la longitude plus tard en géographie physique de la Terre.

Séance 2, jeudi 14 octobre, matin

Nous nous sommes installés à notre « camp de base ».

Avant de commencer les activités, Odile nous a présenté l’« invité surprise » : Jacques le photographe, qui nous a parlé de son métier, des affûts en forêt pour photographier les animaux. Comme il est toujours difficile d’approcher les animaux, il nous a expliqué qu’on installera un piège photo sur notre ATE.

Puis nous sommes partis à la recherche d’indices de présences animale.

Séance 3, mercredi 20 octobre, matin

Ce matin, Heiko, un comédien, nous attendait à l’entrée de l’Aire Eiffel, pour un spectacle un peu particulier…. Nous avons déambulé, chacun équipé d’un cadre rouge plus ou moins grand, dans la combe Persil.

C’était drôle et très original !

Séance 4, vendredi 19 novembre, matin

Ce matin, Odile nous a proposé de commencer l’inventaire et l’identification des arbres, arbustes et arbrisseaux (buissons) de notre ATE.

Nous avons consitué 4 équipes pour travailller sur 4 zones différentes.

C’était un peu compliqué d’identifier les arbres, car beaucoup de feuilles sont tombées. Heureusement, sous les gros érables, on a trouvé de gros paquets de feuilles semblables. D’autres arbustes portent encore les fruits, comme les fusains

Nous avons ont réalisé un magnifique land art avec les feuilles d’érable !

Puis avec une loupe, nous avons observé les lichens. Un lichen, c’est l’alliance algue et champignon. Sur l’aire Eiffel, on trouve les 3 familles de lichen : les crustacés, les foliacés et les fruticuleux. Sur certains arbres, les 3 familles de lichens sont présentes !

Séance 5, vendredi 3 décembre, matin

En classe, nous avons présenté à Odile notre affiche représentant les arbres et arbustes de l’Aire Eiffel. Nous avons reparlé des lichens et des différentes familles de champignons. Nous avons travaillé sur les chaînes alimentaires, la notion de prédateur / proie et les différentes familles qui composent la chaîne alimentaire : producteurs, consommateurs, décomposeurs

A l’Aire Eiffel, nous avons collecté des coquilles d’escargots ; en classe, nous les identifierons et classerons avec les fiches que nous a donné Odile.

Nous avons constaté que le chemin en terre de la combe Persil était entièrement recouvert de sable et compacté. Nous nous sommes interrogés sur l’impact de ces travaux sur la biodiversité.

Puis nous avons utilisé les cartes de la biodiversité pour travailler sur le vivant. Nous avons classé le monde du vivant par familles : plantes, animaux, bactéries, champignons etc. et par producteurs, consommateurs (primaire, secondaire, tertiaire) ou décomposeurs.

Nous nous sommes interrogés sur ceux que l’on pouvait trouver ici, sans forcément les voir. Nous avons enlever les « intrus » (poissons par exemple). Quels sont leurs besoins ? Est-ce que ce qu’on trouve ici peut répondre à leurs besoins (alimentation, habitat, déplacement)

Séance 6, jeudi 10 février, matin

En classe nous avons réfléchi à une idée de totem pour notre aire. Il pourrait être réalisé avec des éléments naturels trouvés sur place : bois, feuilles, clématite, lierre…

A la combe Persil, nous avons observé les changements de la nature depuis que nous sommes venus. Bien que nous soyons encore en hiver, le printemps nous envoie des signaux ! Nous avons aperçu des plantules de pissenlit. Sur le noisetier nous avons observé les chatons, qui sont les fleurs mâles. Les fleurs femelles sont toutes petites et rouges. Nous avons trouvé un arbuste avec des fleurs jaunes, le cornouiller sauvage, qui est un des premiers à fleurir.

Nous sommes partis à l’exploration d’indices de présence animale. Les sangliers s’en sont donnés à coeur joie en retournant la terre le long du chemin ! Nous avons trouvé quelques terriers, des nids, des plumes, des empreintes et des « coulées » c’est à dire des traces de passage d’un animal.

Nous avons vu un joli champignon orange en forme de petite coupe : la pézize écarlate. C’est un champignon saprophyte qui se nourrit de bois mort.

Nous avons observé les bourgeons sur les arbres et photographié les bourgeons noirs du frêne.

Puis par petits groupes nous avons écouté le chant des oiseaux. Nous les avons observé aux jumelles et essayé de les identifier avec un guide. Nous avons repéré une mésange bleue, une mésange charbonnière, un couple de tourterelles turques, un merle, une pie et une sitelle torchepot.

Séance 7, vendredi 18 mars, matin

Sur le chemin de notre Aire Eiffel, nous avons observé les changements depuis la dernière séance, comme les nouvelles fleurs… Et nous avons aperçu un merle.

Puis, par petits groupes, nous avons écouté et observé les oiseaux, équipés de paires de jumelles, de nos carnets et de guides ornithologiques. La maîtresse avait emmené une parabole, qui concentre les ondes sonores et nous permet d’écouter mieux les sons.

Nous avons identifié des tourterelles turques, un merle, des mésanges bleue et charbonnière, une buse et pigeons. Nous avons entendu (mais pas vu) un pouillot véloce

Toujours par petits groupes, nous sommes partis en exploration sur notre ATE.

Nous avons observé et identifié, à l’aide des guides :

– des primevères, des violettes, des corydales et de la fougère capillaire le long des murets

– des arbres à fleurs jaunes : cornouiller mâle et forsythia

– un champignon décomposeur du bois mort « saprophyte »

– les « petites bêtes »: coccinelle à 7 points, petites araignées, escargots, limaces, vers de terre et fourmis

Séance 8, jeudi 31 mars, matin

Nous sommes partis sur l’Aire Eiffel avec une météo maussade, mais sans pluie.

Nous avions la consigne d’observer et de noter ce qui avait changé par rapport à notre dernière sortie. Le prunier, le cerisier et l’érable étaient en fleurs. Beaucoup de pissenlits étaient fleuris, parsemant la prairie de notes jaunes ; nous avons identifié des primevères et des violettes.

Nous avons aussi consigné sur notre carnet les indices de présence animale et en avons collecté certains dans les boîtes-loupes.

Les traces de sanglier sont toujours bien présentes dans la combe, comme à chaque sortie. Les sangliers, mammifères omnivores, font des trous avec leur groin pour manger des racines, bulbes, insectes, escargots etc. On peut observer aussi à plusieurs endroits l’herbe couchée et des coulées (passages) dans la végétation.

Nous avons trouvé une noisette avec un petit trou. Le coupable s’appelle le balanin des noisettes, insecte de la famille des coléoptères. La femelle pond dans les noisettes qu’elle a piquées. La larve se développe à l’intérieur, ronge l’amande et perce la coque d’un trou rond pour se nymphoser dans la terre. Les glands du chêne sont aussi prisés par le balanin.

Dans nos trouvailles figuraient également des coquilles d’oeufs, des restes de repas comme des coquilles de noix et de noisettes

S’agissant des petites bêtes (araignées, fourmis, vers de terre), nous les avons relâchées à l’endroit où nous les avions trouvées. Nous avons attrapé un crache-sang. C’est un insecte de la famille des coléoptères, mangeur de gaillet (végétal très présent dans la combe Persil). Il se rend effrayant pour ses prédateurs en crachant une goutte de produit rouge comme le sang

Nous avons vu des escargots et une limace tigrée. Nous possédons maintenant une belle collection de coquilles d’escargots de différentes espèces : hélice turque, escargot de Bourgogne, élégante striée, clausilie

Nous avons aperçu (à plusieurs reprises!) une souris grise le long d’un petit muret. Pas possible de la photographier hélas, elle a filé…

Nous avons entendu le pic-vert, qui semblait se moquer de nous… Et le tchip tchop-tchip-tchop très particulier du pouillot véloce, « l’oiseau compte écus » car son chant imite le bruit de quelqu’un qui compte ses sous !

Sur le chemin du retour, nous nous sommes arrêtés pour s’amuser à compter les cernes de bois sur une souche d’arbre,

Séance 9, jeudi 12 mai, matin

En classe, nous avons parlé de l’exposition des ATE, à Latitude21. Odile va rassembler toutes nos productions pour les présenter à l’exposition.

Nous avons montré à Odile ce que nous avions réalisé avec notre maitresse : le logo de notre AIRE EIFFEL, des petites cartes sur les oiseaux, des poésies, des dessins…

Tous ces travaux seront présentés, avec des photos et des éléments naturels que nous avons récupéré : lichens, coquilles d’escargots, coquilles d’oeufs etc

Nous avons parlé du courrier de réponse de la mairie, qui nous félicite de notre démarche et nous aidera dans nos actions, avec des conseils sur la gestion écologique de notre site et coordonnera nos proposition de gestion et de petits aménagements.

Nous aimerions protéger les chauve-souris et installer des gites sur notre ATE. Nous aimerions aussi que des pièges photos soient posés pour savoir quels animaux fréquentent notre site.

Sur notre ATE, nous avions la mission de choisir une espèce végétale, arbre ou fleur par exemple et de la dessiner le plus précisément possible. Nous avions le choix, au mois de mai beaucoup de fleurs sont visibles : orchis bouc, orchis militaire, géraniums, renoncules etc. Ce n’était pas évident de dessiner les détails. Nous avons inscrit le nom de la plante. En classe, nous compléterons par d’autres informations

Ces dessins seront exposés à Latitude21.

orchis militaire