Déambulations subferroviaires

Dates de l'exposition: 
16/02/2017 - 18/03/2017
Déambulations subferroviaires

Pascal Reydet
Déambulations subferroviaires

Exposition de photographies

La voie ferrée a bousculé les espaces. Elle les a dérangés, puis arrangés autrement. Elle a rapproché, séparé, coupé, éclaté. Les interstices se sont comblés par accumulation. Il y a eu les ponts, les passages inférieurs, les talus, les hôtels, les ateliers, les quartiers cheminots, les cafés, les usines, les aires de stockage,…

Deux hivers de suite, je suis retourné sur des lieux ferroviaires que j’avais fréquentés plus de 30 ans auparavant. J’ai voulu comprendre pourquoi ces paysages chaotiques me touchaient tant. Et mesurer les changements. Car les traces de la grande époque ferroviaire s’effacent lentement…

1/ La belle Idée

Autour de la gare de Laroche Migennes, à 160 kilomètres de Paris, une ville champignon est née à la fin du XIXème siècle avec le Chemin de Fer. Le grand quartier construit pour les ouvriers du rail dans une zone marécageuse de la ville était appelé ironiquement par ses habitants « La Belle Idée ».

J'ai beaucoup de tendresse pour ce lieu de nulle part, dans lequel j'ai débarqué un matin d'automne, il y a 35 ans, pour mon premier jour de travail.

2/ La Passerelle

Assemblées en séquences cinétiques, les photographies de « La Passerelle »  montrent un espace de transition au cœur de la banlieue parisienne, au dessus et autour du triage ferroviaire de Villeneuve Saint Georges. Dans les années 80, j’ai emprunté des dizaines de fois cette Passerelle suspendue qui tremble sous les pas pressés des banlieusards.

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Ces photographies s’intéressent aux espaces perçus et vécus. Réalisées en hiver, dans une lumière qui refuse tout effet sensationnel, elles mettent en relief lignes, textures et couleurs. Elles revendiquent une forme de réalisme poétique, mêlant à la fois une nostalgie exhumée du vécu intime, une recherche plastique et un regard plus documentaire sur des lieux résiduels, en mutation, souvent ignorés, parfois méprisés…
Soixante-douze photographies, réalisées au Rolleiflex 2,8F Planar (modèle 1964)