DUBAÏ PAVILLONS

Dates de l'exposition: 
26/01/2013 - 30/03/2013
DUBAÏ PAVILLONS

 

Dubaï s’inscrit dans une tradition de villes productrices de mythologies et d’imaginaire. Parmi ces cités, nous pourrions évoquer Babylone, Persépolis, Los Angeles, Las Vegas, ou encore Hong Kong…

Chacune d’entre elles a utilisé l’architecture pour générer une identité, dans un contexte de stabilité politique et d’accumulation de richesses. Cette architecture rapidement cristallisée est marquée par le collage, le mélange, le sensationnel. Nous pourrions évoquer les influences mésopotamiennes à Persépolis, les emprunts au patrimoine architectural mondial à Las Vegas, les tours d’inspiration new-yorkaise à Hong-Kong…

Dubaï ne fait pas exception. Elle a utilisé le bâti comme un élément clef de son identité, en créant des happenings architecturaux de portée mondiale - la tour la plus haute, l’hôtel le plus luxueux, le centre commercial le plus grand... Cependant, à côté de ces méga complexes, il y a un lieu où, peut-être plus encore, ce syncrétisme architectural s’est produit, à l’abri des projecteurs : la maison individuelle, le pavillon.

Cette dernière, érigée dans des lotissements ouverts ou dans des espaces fermés et sécurisés, a reçu des influences étrangères venant de Californie, du Moyen-Orient, d’Europe ou encore d’écoles architecturales de type moderne et post-moderne, voire l’influence de constructions vernaculaires. De ce syncrétisme a fini par se dégager un style original. Ces maisons ont une autre singularité - leur taille, elles sont en effet très grandes, les surfaces pouvant varier de 300 à 3000 m².

Ainsi, plus encore que l’architecture spectacle des grandes tours, des marinas, des îles artificielles, l’architecture des maisons individuelles à Dubaï est le lieu d’une invention formelle. Cette série de photographies a pour objet de le montrer.